Les 7 points clés de l’achat d’une pharmacie

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C’est décidé : vous allez réaliser le rêve de toute une vie en achetant votre propre pharmacie ! Mais, dans un secteur concurrentiel et très réglementé, il peut paraître compliqué de se lancer seul et de ne pas faire d’erreur. Pour être assuré que tout se déroule à la perfection et que le lancement de votre affaire soit un succès, il convient de respecter un certain nombre d’étapes incontournables et de bien s’entourer. De la recherche du fonds de commerce à l’ouverture en passant par la négociation, voici les points-clés à ne surtout pas négliger !

1. Comment trouver un fonds de commerce à acheter ?

Première étape incontournable dans l’achat d’une pharmacie : la recherche du bien. Il faudra pour cela définir le secteur géographique qui vous intéresse et le budget dont vous disposez. En vous rendant sur des sites spécialisés dans la vente d’officine, vous pourrez faire une recherche par zone et par chiffre d’affaire, un élément crucial dans votre choix.

2. Bien vous faire accompagner dans vos démarches

Vous avez trouvé le fonds de commerce qui vous convient ? Félicitations ! Il est temps maintenant de formaliser votre offre d’achat en signant un compromis de vente chez le notaire, et en définissant la forme juridique de votre structure. Ici encore, il est conseillé de vous faire accompagner par des spécialistes dans ce domaine. En effet, en France, la législation encadrant la vente de pharmacies est extrêmement stricte, et les étapes doivent être suivies à la lettre pour ouvrir dans de bonnes conditions.

3. Le notaire, votre meilleur allié dans votre processus d’achat

Véritable expert, votre notaire sera à vos côtés à chaque étape de l’achat de votre officine. De la signature de la promesse de vente à la rédaction de l’acte de vente final, il saura vous conseiller et vous aiguiller. En outre, les frais de notaire – qui peuvent parfois paraître onéreux – comprennent un certain nombre de dépôt de documents obligatoires auprès des greffes et autres tribunaux.

4. À quoi sert un bail commercial ?

Le bail commercial est l’élément essentiel de votre futur commerce : sans bail, il n’y a pas de licence. Sa cession accompagne donc celle du fonds. Il formalise la propriété commerciale et doit comporter un certain nombre de clauses indispensables. Ainsi, vérifiez bien que la situation locative soit claire : par exemple, si le bail est en cours de renouvellement, prévoyez une condition suspensive mentionnant les dates du renouvellement et le chiffrage précis du loyer.

5. L’acquisition des murs : une opportunité à saisir ?

En parallèle de l’officine, les murs sont parfois mis en vente, ce qui peut sembler être une bonne opportunité pour l’acquéreur. Qu’en est-il réellement ? Tout d’abord, il faut savoir que le pharmacien qui souhaite acquérir l’immeuble peut soit l’intégrer dans son actif professionnel, soit les passer dans son patrimoine privé via une SCI. Le régime d’imposition et les contraintes sur le plan juridique seront ici les critères de choix principaux.

6. Le déroulement juridique de l’achat d’une pharmacie

Lors de l’achat d’une officine, l’exploitant doit solliciter son inscription au tableau de l’Ordre des Pharmaciens, qui est l’interlocuteur privilégié pour effectuer les formalités liées à l’installation. Comme évoqué précédemment, la cession passe successivement par la promesse d’achat et les deux actes de vente. Le tout doit être authentifié par un notaire ou sous seing privé via un avocat. Ensuite, le pharmacien ou son représentant doivent déposer une demande d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés auprès du Greffe du Tribunal, puis s’inscrire auprès des caisses sociales dont il dépend.

7. Bien prévoir les événements possibles après l’achat.

Une fois l’achat effectué, il peut survenir divers événements qui risquent de perturber le bon déroulement de votre activité. Ainsi, si vous constatez tardivement un vice, vous pouvez introduire une action en justice en vue d’obtenir une réduction de prix voire la résiliation totale de la vente. À noter : faites bien attention à ce qu’une trop bonne affaire ne cache pas une sous-évaluation. En effet, dans ce cas, l’administration fiscale peut envisager un redressement, souvent très onéreux. Par ailleurs, si le commerce comporte des vices connus par le vendeur, l’acheteur peut demander des dommages et intérêts ainsi que la restitution d’une partie du prix qu’il a payé. Enfin, les infractions envers le fisc, allant des simples déclarations hors délai à la dissimulation de prix (avec ou sans intention de frauder) peuvent entraîner des sanctions et des amendes, voire dans les cas les plus extrêmes des actions en justice.