BGH : Les locataires ne doivent pas effectuer de réparations esthétiques

Publié le : 16 mars 20216 mins de lecture

Les locataires ne sont pas obligés de rénover un appartement non rénové lorsqu’ils déménagent, même s’ils l’ont préalablement confirmé au propriétaire.

BGH : Les locataires ne doivent pas effectuer de réparations esthétiques, même après consultation

Les travaux de rénovation lors d’un déménagement entraînent souvent des litiges entre le locataire et le propriétaire. Il y a longtemps, la plupart des propriétaires remplissent leur obligation de réparation en étant informés dans le contrat de location. Certains imposent des travaux de rénovation au locataire.

La Cour fédérale de justice (BGH) a maintenant, dans le cas d’un déménagement d’un appartement loué non rénové auparavant, de nouveau décidé autrement et les droits des locataires ont encore été renforcés. Les réparations esthétiques dans les appartements loués ne doivent pas être effectuées par le locataire.

Pas de rénovation nécessaire en cas de déménagement

La décision de la BGH d’août 2018 n’est pas la première, qui est consacrée aux soi-disant réparations de beauté, et n’est aussi pas le premier jugement en faveur des locataires.

Dès 2015, la BGH a décidé que le propriétaire n’est pas autorisé à faire payer le locataire d’un appartement remis sans rénovation. En outre, les tribunaux ont déjà diverses clauses dans les contrats de location relatives aux réparations cosmétiques, pour déclarer invalide, car elles ont indûment désavantagé le locataire. Cela signifie qu’un locataire ne doit pas laissé l’appartement plus beau ou de meilleure qualité que lorsqu’il l’a repris.

La véritable innovation de l’arrêt actuel est que les locataires ne sont désormais plus tenus d’effectuer la rénovation s’ils ont accepté de le faire à l’avance. Un tel arrangement avec le propriétaire peut, par exemple, faire partie du contrat de location ou figurer dans le certificat de remise. L’arrêt BGH indique donc à nouveau clairement que, conformément au droit du bail, les réparations cosmétiques doivent être effectuées par le propriétaire et que le transfert précédemment effectif de ces mêmes rénovations lors du déménagement d’une

L’appartement non rénové est désormais inefficace, même en dépit d’un accord.

La révolution des réparations esthétiques n’est pas légitime

Un locataire avait des murs dans le cadre des rénovations lorsqu’il a déménagé de son appartement non rénové et de peindre des plafonds qu’il a accepté de faire lorsqu’il a emménagé. La coopérative a trouvé le résultat, mais pas assez professionnel et a fait venir un peintre. Le locataire a refusé de supporter les coûts et s’est référé à l’arrêt BGH de 2015.

La Cour fédérale de justice s’est prononcée à nouveau et en faveur du locataire.

Que comprend la réparation esthétique ?

Les réparations dites cosmétiques comprennent notamment l’enlèvement de l’usure et des signes d’usure survenus au cours de la location. Il s’agit principalement d’œuvres de peinture telles que la peinture et la tapisserie des murs et les plafonds, la peinture des radiateurs ou des cadres de porte de l’intérieur et la fermeture des trous.

Il n’existe cependant pas de définition concrète des réparations cosmétiques dans le droit de la location de bailleur est légalement tenu d’entretenir ou de fixer le bien loué. Les réparations cosmétiques sont généralement transférées au locataire par le biais d’une clause du contrat de location et sont à payer lors du déménagement dans le cadre des rénovations.

Obligations du locataire en cas de résiliation du bail

Après la résiliation du contrat de location, le locataire est tenu par la loi de rendre l’appartement à la propriétaire. Si le contrat de location contient une clause sur les réparations esthétiques et que le locataire prend en charge l’appartement rénové, il doit terminer les travaux de rénovation lors de son déménagement en principe. Tant qu’il est lui-même en mesure de les réaliser professionnellement, aucun spécialiste ne peut être chargé de cette tâche. Il convient de veiller à ce que la clause soit peut-être inefficace. C’est le cas, par exemple, des délais stricts de l’affaire. Si l’appartement a été repris sans être rénové, c’est la dernière décision de la BGH qui s’applique. Les éventuelles clauses du contrat de location ou les accords avec le propriétaire ne sont pas nécessairement valables.

Conclusion sur l’arrêt BGH

Selon le droit du bail, les réparations esthétiques sont essentiellement du ressort du propriétaire. Si l’appartement est rénové et a été repris, le contrat de location contient une clause de réparation cosmétique et celle-ci est effective si le locataire prend en charge la rénovation lors de son déménagement. Toutefois, si l’appartement pris en charge n’est pas rénové, le locataire ne doit pas supporter les réparations cosmétiques qui pourraient être nécessaires.

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